My Miami Vice Evolution

My Miami Vice Evolution - Paroles de fan

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Née au début des années 70, les années 80 ont surtout marquées mon adolescence. C'est l'époque où j'ai abandonné les Tann's pour les mallettes et trousses à métal « de mauvaise qualité et bruyantes » (commentaire parental), la période où j'ai commencé à refuser les tenues de petite fille au profit des jeans et pulls Mammouth (l'hypermarché), les années où j'ai délaissé Chantal Goya pour Renaud. Ce fut aussi la mode du fluo, les premiers flacons de Typex dont je maculais mes cahiers, Rolland-Garros et Agassi, l'inauguration des restau des cœurs et, bien entendu, la mort de Coluche. Au-delà de ces souvenirs dont je pourrais écrire des pages, les années 80 sont surtout pour moi les années multimédias.

Je me souviens notamment de l'arrivée des premiers PC. J'étais captivée ! Il y avait aussi les petits jeux électroniques de poche qu'on s'échangeait dans la cour. Puis, un peu plus tard je crois, les premiers Walk-man (gros, gris avec un casque à oreillettes orange). Et il y eut LE jour où mon père a rapporté un magnétoscope. J'en ai passé des heures, j'en ai usé des bandes à enregistrer, regarder, rembobiner et re-regarder. A l'époque je collais mon magnétophone-enregistreur contre la télé pour enregistrer mes génériques préférés (je laisse les plus jeunes imaginer la qualité du son ^_^ ). Car si je suis une enfant des années 70, une ado des années 80, je suis surtout une enfant de la télé.

Coté ciné, j'ai grandi avec Bébel, Ventura et Audiard. De leurs débuts à aujourd'hui je reste fan. Mais les années 80 virent aussi l'explosion des films américains aux héros « tout en muscles ». Parfait pour une gamine qui entre dans l'adolescence. C'est ainsi qu'est arrivée ma grande période télé ... Merci Antenne 2, Cinq you la 5 !. Que je troque "Bécassine c'est ma cousine" pour les "Mistral Gagnant" et autre "Marche à l'ombre" passe encore. Mais que je décroche les posters de "30 millions d'amis" au profit de ceux de "Télé-Série", pour mes parents ce fut une transition quelque peu radicale. Quel ne fut pas leur choc lorsque poussant la porte de ma chambre ils se trouvèrent nez à nez avec Don Johnson allongé sur le capot de la Daytona ! Il n'était pas le seul à trôner sur les murs : David Hasselhoff sur la Trans Am, Jan Michael Vincent accoudé au Bell 222, Tow Wopat et John Schneider sur la Dodge Charger et Richard Dean Anderson armé de son couteau suisse. « Les ennuis commencent » auraient commenté mon père (mais non, mais non, pas de panique les parents, malgré les heures passées, plus ou moins en cachette, devant le petit écran je l'ai eu mon bac !).

Vous l'avez compris, Miami Vice, au début, c'était surtout Sonny Crockett. C'était une série que je regardais parmi tant d'autres. Je ne me souviens même pas du premier épisode que j'ai vu. C'était l'un des premiers, c'est sûr, mais pas le pilote c'est certain. Non, celui-là, il m'a fallut attendre plusieurs années pour le voir en VHS lorsqu'il fut enfin mis en vente. Je me souviens d'ailleurs de la première diffusion d'Une balle de Crockett où les images de la première rencontre Sonny / Rico sont reprises. Je n'ai compris l'objet de la bagarre qu'au moment où Crockett sort son insigne : « On se fixe Police de Miami ! » .... « Waaaah ! En fait c'était la première fois ! »

Progressivement, j'ai accroché à la bande-originale. C'est d'ailleurs grâce à la série que j'ai découvert Phil Collins et Genesis. J'avais adoré la fameuse scène de la Daytona sur In the Air Tonight (Tube que l'on retrouve dans l'intro de Une balle de Crockett, l'épisode que j'ai dû voir un milliard de fois à l'époque). Fin des années 80, j'étais au lycée. Je suivais la série avec une amie. On avait flashé sur un élève de Terminale qui ressemblait beaucoup à Don Johnson. D'autant plus qu'il forçait un tant soit peu la ressemblance. Le lendemain de la diffusion du premier volet de Les souvenirs, nous étions en classe de physique-chimie avec vue sur la cour. Lui ne devait commencer qu'à 10h30 parce que juste avant la pause on l'a vu débouler avec .... une queue de cheval ! MDR ! On n'a pas vu grand chose de la fin du cours. Heureusement que la baie vitrée était solide ceci dit ;-) ! Cédric, Terminale G, 1989, si tu te reconnais...

Ah là là, cette saison 5 ... qu'est-ce que j'ai pu l'attendre celle-là !! Et ce, même si je rejoins Zitek sur la qualité des épisodes. A l'époque, entre deux saisons, il fallait attendre au moins un an ... et sans Internet ! A la fin de la saison 4, j'étais complètement plongée dans Le disparu lorsqu'arrive la dernière scène. N'ayant absolument pas fait attention au temps, j'étais loin d'imaginer qu'ils allaient couper là. Non, Ils n'ont pas fait ça ??!! Et bien si, ils l'ont fait. J'étais verte (ou peut-être plutôt blême). J'étais verte mais c'était génial. Voilà un autre aspect de la série que j'ai appris à apprécier, ce qui faisait la différence avec les autres séries de l'époque, avec ce à quoi nous étions habitués depuis Starsky et Hutch : ici les gentils ne gagnent pas toujours à la fin. A l'époque c'était innovant. Tout comme les thèmes traités d'ailleurs. Nous étions dans les années 80 et au-delà de la drogue et de la prostitution, étaient déjà abordés l'homosexualité, le SIDA, les snuff movies, l'IRA, les tueurs en série, la peine de mort etc. Acteurs, musiques, scénari, réalisation... bref une série culte signée Michael Mann !

Et puis les années sont passées. J'ai été un peu plus loin que le bac je me suis construit une vie d'adulte, engagée dans un boulot prenant. J'ai délaissé le petit écran au point de vivre plusieurs mois sans télé (si, si, je vous assure). 1998 arrivée d'Internet, modem 56 ko. Hormis celles à visée professionnelles, à votre avis quelle a été la première recherche perso que j'ai lancée ? C'est comme ça que j'ai découvert les forums anglophones sur Miami Vice. J'ai appris plein de détails que je ne connaissais pas. Et j'ai surtout réussi à récupérer des VHS en VO ! Et pas n'importe quelle VO, attention ! Une VO sous-titrée hollandais ! Ca ne s'invente pas ! N'ayant pas les moyens de m'offrir l'intégrale j'ai sélectionné 16 épisodes (4 cassettes de 240 minutes, rappelez-vous les supports de l'époque). Et le premier que j'ai regardé fut... Une balle pour Crockett !! Et oui, du fait des extraits issus de différentes saisons. Et c'est comme ça, que 10 ans après la première diffusion de la série, j'ai découvert que dans chaque épisode on les entend crier « Miami Vice » à tout bout de champs ! Quant à la VO ... une redécouverte. Une série encore plus réaliste, plus profonde, plus sombre ... Rien à voir avec la VF.

J'ai usé ces quatre malheureuses cassettes, perfectionné autant que possible mon anglais, écumé les sites et les forums, regroupé les titres de la BO en CD. Peu après sortent quelques DVD que je m'empresse d'acheter. Mais, comme d'habitude, à la bonne mode française : dans le désordre Florence Italy avec Le retour de Calderone, Le titre du pilote traduit en « La garde du frère » (Google Translate devait déjà exister à l'époque !) ... N'importe quoi ! Mais bon, avec une image et un son remasterisés et, surtout, la possibilité de les voir en VO !

Début des années 2000, la rumeur coure sur les forums : Miami Vice le film ! Engouement d'abord puis énorme déception ensuite. Ne revenons pas sur les sujets qui fâchent. Le seul point positif est la sortie en DVD de la série. ENFIN !!! Comme la saison 5, je les ai attendus ceux-là !! 2005, 2006, 2007 ... ça y'est ! Je les ai ! Tous ! Je me replonge dans la série et apprécie 20 ans plus tard le style Michael Mann : le cadrage, les scènes de nuit, les fusillades, les poursuites façon Heat et Collateral... Toutes ces images qui éclatent désormais en numérique et sur écran plat. Parce que si les années passent, les technologies évoluent et c'est à chaque fois une redécouverte.

Mais la plus belle des découvertes fut la jonction entre vie réelle et fiction, en 2011, lors de la première Convention : Gina, Switek et Zito qui passent la porte 25 ans plus tard. Là, devant moi, les mêmes voix, les mêmes expressions. Je ne pensais pas du tout que ça me ferait cet effet là, j'ai vraiment été impressionnée. Bluffée aussi par leur prestance et leur simplicité. Dire que j'ai failli louper ça ! En 2011, j'avais un peu déserté les forums et c'est par hasard que j'ai découvert les sites français et la Convention. Prise de court j'ai hésité, puis me suis lancée ... Sans regret. Au-delà de cette fantastique rencontre avec une partie du cast original, j'ai noué des liens avec d'autres fans, d'autres gens « normaux » qui partagent cette même passion. Cela m'a confortée, réconfortée même devrais-je dire. Parce que si Michael Mann est connu et reconnu en France, Miami Vice y reste « Deux flics à Miami », une série des années 80 où les flics roulent en Ferrari. S'affirmer comme fan aujourd'hui prête souvent à la moquerie, voir au mépris. Or, Miami Vice, c'est bien plus que ça.
 


Qui prétend le contraire ?



by ZAQ178



Si vous aussi, vous souhaitez participer, et nous confier ce qu'a été, ce qu'est, et ce que sera votre Miami Vice, contactez-nous !

Publié le 25 mai 2012 à 16:32:14
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